02-01-07

 

Een lang artikel,maar alhoewel in het frans,zeker de moeite om te lezen...

Sommigen herrinneren zich mischien nog het ongeval op de rogierlaan tussen een mivb-tram en een albanees kind tijdens de autoloze zondag in september 2006....het kind werd levensgevaarlijk gewond en lag gedurende weken in een coma in het ziekenhuis,iedereen had de moed op herstel opgegeven.Toch is dit inmiddels gebeurd,en drie dagen voor kerstmis mocht de kleine klevis naar huis....

 

P.S. : suite de l’accident pendant la journée sans voiture de ce 17 septembre (article du 18/09).

 

L'enfant du miracle (28/12/2006)

Le 17 septembre, Klevis se faisait renverser par un tram et plongeait dans un coma profond

BRUXELLES C'est l'enfant à qui personne ne donnait d'espoir. Il s'appelle Klevis Hoxha. Il a 5 ans et demi et c'est lui qui, le dimanche sans voiture à Bruxelles du 17 septembre, a été renversé par un tram 90 qui descendait l'avenue Rogier à Schaerbeek. Pour les uns, Klevis voulait rattraper son grand frère qui traversait la chaussée. Pour les autres, Klevis se trouvait sur un passage pour piétons au vert pour lui, et le tramway roulait beaucoup trop vite.

Mais pour tous, et les photos de son petit vélo sont là pour le rappeler, Klevis devait mourir et la journée sans voiture se terminait dans le drame. C'était compter sans les médecins et les infirmières des Cliniques Saint-Luc; c'était compter sans sa famille qui n'a jamais cessé d'y croire; et c'était compter sans la Stib que les parents de Klevis, des réfugiés albanais en Belgique depuis 10 ans mais toujours en situation précaire, remercient, ici, du fond du coeur.

Pendant les six semaines de coma, la famille et les amis de la famille sont restés au chevet du petit qui se battait contre la mort. La chambre était trop petite et puis, aux soins intensifs, ce n'était pas évident.

Alors, les parents se relayaient, et ceux qui ne pouvaient approcher Klevis campaient entre les ambulances sur le parking des urgences. Klevis a trois frère et soeurs. Jusque vers le 20 octobre, ceux-ci ont appris à apprendre les leçons et terminer les devoirs sur le parking où papa préparait les tartines du soir tandis que maman, aux urgences, n'aurait pour rien au monde lâché la main de son fils toujours dans le coma.

Un jour, Klevis a ouvert les yeux mais c'était un regard fixe et vide, un regard mort. Pour les médecins, Klevis n'était pas sorti du coma.

D'abord, sa soeur Silvana, 17 ans, n'y a pas cru. Ce devait être à la Toussaint. Depuis plusieurs jours, elle lui montrait, dans son GSM, des photos de leur maman. Il y a eu, à un moment, une étincelle. Elle vu le regard de son frère s'allumer et Klevis a dit son premier mot, "qu'au départ je croyais avoir rêvé" . Mais Klevis a répété : "Maman, Maman". "J'ai pleuré , confie, hier, Silvana, puis j'ai crié dans l'hôpital et tout le service, médecins, infirmières, et même quelqu'un des cuisines, a accouru". Les médecins ont cherché à calmer l'enthousiasme. Oui, Klevis était sorti du coma et parlait mais "marcher, non, c'est impensable, en tout cas pas avant des mois" .

Dix jours après, l'enfant sortait de son lit, encouragé par la même Silvana qui avait observé qu'il était capable de bouger les pieds. Elle l'a sorti, tendrement, du lit, et le petit a fait son premier pas, un deuxième, un troisième. Comme dix jours plus tôt, Silvana a crié et tout l'étage a accouru. La nouvelle fait le tour de l'hôpital et quelques efforts plus tard, Klevis se rendait aux soins Intensifs pour embrasser ses infirmières, et le professeur Clément, qui avaient veillé sur lui pendant les semaines de coma.

On s'est fixé un délai : Noël. Trois jours avant Noël, Klevis a pu quitter Saint-Luc et la famille Hoxha, qui est musulmane et ne fête pas Noël, a passé, près du sapin, le plus beau Noël du monde. Klevis n'a aucun souvenir de l'accident. Ses souvenirs s'arrêtent au pneu arrière de son petit vélo qui se dégonflait et qu'il voulait faire regonfler par son oncle. On ne lui en parle d'ailleurs pas.

Une grosse touffe de cheveux manque toujours à l'arrière de la tête. C'est le coiffeur, lui a-t-on dit, qui a donné un mauvais coup de ciseaux. Le 8 janvier, Klevis retourne à l'école, dans un enseignement surveillé parce que tout n'est pas terminé et qu'il subsiste des séquelles. Klevis réclame son vélo mais celui-ci est tout tordu et la police le conserve comme pièce à conviction.

Le beau geste de la Stib

Les parents, si courageux, se débrouillent du mieux qu'ils le peuvent. Le papa, Durim qui veut dire Patience, cherche du travail. Rien ne le rebute. La maman, Drita, qui veut dire lumière, explique que tant que leur situation n'est pas régularisée, elle ne reçoit, avec quatre enfants, aucune allocation familiale. Quand on lui fait remarquer qu'il ne reste qu'à gagner au Lotto, elle répond que son Lotto à elle, c'est son fils Klevis qu'elle peut serrer dans ses bras. La famille ne dispose d'aucune mutuelle ni couverture sociale : c'est la Stib, dans un geste remarquable, qui a pris à sa charge tous les frais d'hospitalisation. Hier, Klevis joue à la Play Station offerte en cadeau. Ses petits doigts maltraitent les manettes. Il n'y a visiblement pas de meilleure kiné.

 

Gilbert Dupont

© La Dernière Heure 2006

01:43 Gepost door vanhoolke in Algemeen | Permalink | Commentaren (0) |  Facebook |

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